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© OnisepJean-Baptiste, Compagnon du Devoir

Je suis partie pendant trois semaines en mars à Berlin avec ma classe de 2ème année de CAP serrurerie-métallerie. La première semaine a été consacrée à des cours d’allemand le matin et à la visite de la ville l’après-midi avec découverte de son histoire si particulière. Puis, nous avons passé 15 jours en entreprise.

Ce n’est pas toujours évident de se lancer dans l’aventure quand on n’a jamais bougé de chez soi. Mais personne n’a regretté : on a appris à se connaître, à se débrouiller dans une langue qui, pour la plupart d’entre nous, n’a rien de familier, avec comme unique atout « ce que l’on a dans les mains », notre savoir-faire de manuel ! Relever ce défi nous a fait prendre confiance en nous et en nos capacités.

C’est une expérience valorisante et une opportunité unique de rencontrer des gens qu’on n’aurait jamais connu sans cela. Nous avons aussi appris une autre manière de travailler : d’autres rythmes, d’autres horaires. Par exemple, 2 pauses rythment la matinée : une demi-heure à 9H et autre à midi trente. Le panier repas est consommé pour moitié à chacune.

Le premier jour, plusieurs d’entre nous, ignorants des pratiques, ont avalé leur casse-croûte en totalité à 9H et se sont retrouvés sans provisions à midi !

Quel était votre niveau d’allemand à votre arrivée à Berlin ?

Niveau 0 : je n’avais jamais fait d’allemand de ma vie. Ca n’a pas été un frein pour partir et comme j’arrive à me débrouiller en anglais, je suis parti du principe que dans cette capitale, je devrais réussir à survivre. Les cours sur place m’ont permis de savoir me présenter et à acquérir les principaux termes relatifs à la sécurité en entreprise pour éviter les accidents.

Ceux qui avaient des notions d’allemand comprenaient et se faisaient comprendre rapidement et moi, au bout de trois semaines, sans comprendre tous les mots, je réussissais à comprendre les consignes de travail.

Avez-vous eu des frais ?

Hébergement, transport, nourriture, sorties organisées par l’entreprise : tout était pris en charge. De plus, étant sous statut d’apprenti, j’ai continué à être rémunéré par l’employeur.